Image d'entête aléatoire chez Valérie Marange

La fabrique collective des images

27 October 2007  |  Publié dans Rencontres

Rencontres dans le pré / projections - débats La fabrique collective des images du samedi 27 octobre au dimanche 4 novembre 2007 En partenariat avec Son et image, L’Abominable, Autour de la Terre, le Sacre, Est-ce une bonne nouvelle ? À l’occasion du festival Les écrans documentaires qui se tient à Arcueil chaque année et [...]

Rencontres dans le pré / projections - débats

La fabrique collective des images du samedi 27 octobre au dimanche 4 novembre 2007

En partenariat avec Son et image, L’Abominable, Autour de la Terre, le Sacre, Est-ce une bonne nouvelle ?

À l’occasion du festival Les écrans documentaires qui se tient à Arcueil chaque année et dans le cadre de son chantier de ciné-philosophie, anis Gras le lieu de l’autre organise avec ses partenaires des rencontres sur la fabrique collective des images.

Depuis une vingtaine d’années, créateurs et acteurs de la culture inventent de nouvelles manières de produire et de mettre en partage les images, en-dehors des circuits balisés de la production/distribution audiovisuelle. Ces pratiques, qui présentent souvent un caractère artisanal, souvent interdisciplinaire, souvent non commerciales, nous semblent une nouvelle phase de l’utopie que furent, en leurs temps, les entreprises cinématographiques ou télévisuelles, celle du vidéo-art, avant de s’enfermer dans l’industrie culturelle ou dans les musées. Elles ouvrent des possibles tant du point de vue de la création elle-même que de l’invention de nouveaux publics, de nouvelles valeurs d’usage des images. Ces rencontres visent aussi à interroger l’éthique des images, dans l’acte de montrer comme dans celui de regarder. [V. M.]

AU PROGRAMME

DIX ANS DE L’ABOMINABLE Versant performances cinématographiques Samedi 27 de 17h 30 à 22h et dim. 28 octobre de 16h30 à 18h30 8€ la journée Depuis 1996, des cinéastes, des artistes traversent un lieu, un laboratoire cinématographique d’artistes : L'Abominable. Un atelier ouvert, un lieu de travail, de création, de conviction Dix ans d’existence, dix ans de films, d'expérimentations, de performances, d'installations ; des œuvres, des fragments et quelques fulgurances. Qu’a-t-il été fait, qu’a-t-il été pensé pendant ces dix ans ? Qu’est-ce que ces outils en partage ont donné de cinéma ? À la suite de la série de projections récemment organisées au Ciné 104 de Pantin, un week-end dédié aux performances pour pointer en quoi les laboratoires cinématographiques d’artistes, et en particulier L’Abominable, sont des lieux prisés par ceux qui utilisent le medium cinéma dans une perspective plus large que la projection frontale traditionnelle. Au contraire d’une projection infiniment répétée d’un même ruban filmique par une machine qu’on dissimule dans une cabine — la présence du corps des artistes manipulant, la multiplication des sources d’images et de sons, la mise en espace des faisceaux et des écrans et l’improvisation.e de Nominoë (Nicolas Berthelot, Alexis Constantin, Stéphane Courcy di Rosa & Emmanuel Lefrant)
Rencontre avec le Sacre / Le polygone étoilé
(collectif de réalisateurs, Marseille, production, ateliers ciné-Panier, diffusion)
Mercredi 31 octobre de 18h à 22h
4 euros

Rencontre avec Autour de la terre
(Lieu d’art contemporain et documentaire en milieu rural, Auberive, Haute-Marne)
Jeudi 1er novembre de 18h à 22h
4 euros

Chantier / Café de ciné-philosophie : De la moralité des images Vendredi 2 novembre de 18h à 22h avec pause repas / 4 euros (repas non compris) Avec les collectifs et cinéastes participants et une présentation du travail de Frédéric Tétart (plasticien-photographe) « Personne », réalisé avec les habitants du quartier des Sablons (Le Mans, printemps 2007). Jean Luc Godard dit un jour que le montage est « affaire de morale ». Une morale qui concernerait donc la fabrique de l’image elle-même, l’acte de voir et celui de montrer, de faire des liens entre des images. Morale d’auteur ou de producteur, sans doute, mais aussi plus généralement de regardeur, s’inscrivant au niveau le plus élémentaire de la perception. Est-ce que tu vois ? Qu’est-ce que tu ne vois pas ? Qu’as-tu vu à Hisroshima ? Le cinéma sert à voir le petit en grand, à rendre visible l’invisible… telle est sa morale, qui se passe de discours voire s’en méfie. Des images, cependant, nous avons aussi appris à nous garder. Du « cliché », d’abord, cette image qui arrête la pensée et la sensibilité elle-même, nous met à distance de l’autre. De la fonction hypnotique du visuel aussi, de la posture confortable du voyeur, de la bonne conscience indignée du spectateur des horreurs du monde, de la belle ou bonne image de la « comm » politiquement correcte. Une micro-politique des images reste à penser, collectivement, pour une nouvelle sensibilité au réel. Cette réflexion, qui se poursuivra dans d’autres séances du chantier/café de cién-philosophie, s’ouvre aujourd’hui avec les Ecrans documentaires, avec une programmation en deux parties, proposant des démarches d’artistes visuels s’appuyant sur une documentation. Tout d’abord, un prélèvement proposé par Didier Husson (directeur artistique du Festival ), dans la collection de « Est-ce une bonne nouvelle ? » . Ensuite, une proposition photographique de Fréderic Tétart, qui questionne l’effacement des visages dans les images de la propagande contemporaine. Enfin, un montage de textes (Deligny, Daney, Deleuze) sera proposé au public. Valérie Marange

Observatoire des pratiques d’ateliers Samedi 3 et dimanche 4 novembre de 10h à 13h / Entrée libre « L’observatoire des pratiques de réalisation en atelier » est mené depuis 3 ans par le festival Les écrans documentaires. Singuliers, ces “films d’atelier”, nous reconduisent vers les origines du cinéma, point de connexion magnifique entre les hommes et le monde. Ce sont des films qui portent l’expérience de leur fabrication. Des films capables de brouiller les traces de l’auteur pour privilégier une mise en commun d’expériences. Des films qui révèlent la fragilité des premiers pas vers l’acte de création d’un regard, le passage délicat du dire à soi qui bouleverse, à sa représentation, le dire à l’autre qui questionne. Chacun de nous, apprenti ou cinéaste, est porteur d’un monde qui dessine tous les possibles d’une construction commune. Nous prendrons le temps de regarder ces films et de partager les questionnements dont ils sont porteurs. » [Anne Toussaint]

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A Propos de Valérie Marange

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